Cambriolages : appel Ă la vigilance par la gendarmerie !
Face Ă une recrudescence des cambriolages en ce dĂ©but dâannĂ©e 2016, les gendarmes de la communautĂ© de brigades de Truchtersheim-Hochfelden ont organisĂ© vendredi soir une rĂ©union dâinformation Ă Hochfelden. Les techniques habituelles de vol ont Ă©tĂ© expliquĂ©es Ă la centaine de personnes prĂ©sentes afin de leur permettre de dĂ©jouer les piĂšges des cambrioleurs.
Dans lâensemble du Bas-Rhin, les cambriolages se sont multipliĂ©s en ce dĂ©but dâannĂ©e. Les territoires du pays de la Zorn et du Kochersberg nâont pas Ă©chappĂ© Ă cette tendance. De janvier Ă avril 2016, leur nombre a augmentĂ© de 48 % par rapport Ă la mĂȘme pĂ©riode en 2015. Soit un total de 41 mĂ©faits depuis le dĂ©but de lâannĂ©e, dont 7 sur le secteur de la communautĂ© de communes du pays de la Zorn.
Depuis lâan dernier, les locaux professionnels et associatifs ne semblent plus ĂȘtre une cible prisĂ©e des malfaiteurs, leurs vols concernant dĂ©sormais « essentiellement des rĂ©sidences principales », prĂ©cise la lieutenante Meffre, commandante de la communautĂ© de brigades de gendarmerie (COB) de Truchtersheim-Hochfelden.
« Un cambriolage dure entre 5 et 8 minutes »
Et ces derniers ne se mettent plus forcĂ©ment Ă pied dâĆuvre au milieu de la nuit, poursuit lâadjudant Cadario, chef de la brigade de Hochfelden : « Les cambriolages en France ont gĂ©nĂ©ralement lieu entre 14 h et 17 h. Pour notre secteur, ils se dĂ©roulent plutĂŽt entre 18 h et 22 h », constate-t-il. Leurs techniques sont souvent les mĂȘmes : « ils procĂšdent gĂ©nĂ©ralement Ă trois, Ă savoir un guetteur et deux autres qui fouillent la maison ». Avec une attention toute particuliĂšre pour les chambres, la salle de bain et la cuisine, « des endroits oĂč lâon trouve de lâargent ou des bijoux », leurs principaux centres dâintĂ©rĂȘt. En revanche, « les appareils multimĂ©dias nâont plus la cote », rĂ©vĂšle lâadjudant-chef Cadario.
Les axes routiers principaux amÚnent de la délinquance itinérante
Lâintrusion est toujours expĂ©ditive : « Un cambriolage dure entre cinq et huit minutes maximum. » Dans 39 % des cas, les cambrioleurs pĂ©nĂštrent par la porte dâentrĂ©e, 36 % par une porte-fenĂȘtre et 12 % par le garage. Sâils savent parfaitement dĂ©tecter les points faibles dâune maison et fracturer les accĂšs, certains propriĂ©taires leur facilitent parfois, sans le savoir, la tĂąche.
« Il y a des gestes simples qui permettent de dissuader les cambrioleurs, insiste lâadjudant Cadario : fermer la fenĂȘtre cĂŽtĂ© rue, demander Ă un proche de relever le courrier lors dâabsences prolongĂ©es, ne pas mettre sa clĂ© sous le paillasson et sous le pot de fleur, ne pas laisser traĂźner une Ă©chelle dans le jardin⊠», Ă©numĂšre-t-il.
Certains profils de rĂ©sidences appĂątent particuliĂšrement les cambrioleurs : « Des maisons isolĂ©es au fond dâune impasse, ou celles qui ont une façade vers un champ permettant de sâenfuir facilement ». « Ils ciblent des maisons faciles dâaccĂšs oĂč les cambriolages peuvent se faire en toute discrĂ©tion. Les axes routiers principaux amĂšnent Ă©galement de la dĂ©linquance itinĂ©rante », note la lieutenante Meffre. Ă lâinstar de la RD 421 entre Brumath et Saverne.
Du faux démarchage pour repérer les lieux
Il arrive aussi que plusieurs habitations dâun mĂȘme village soient visitĂ©es dans la mĂȘme nuit. Deux vagues de cambriolages ont par exemple eu lieu dans le Kochersberg entre mi-fĂ©vrier et mi-mars. Celles-ci sont rarement le fruit du hasard : « Les cambrioleurs font du repĂ©rage avant », informe lâadjudant Cadario. Ils recherchent leurs cibles visuellement (boĂźtes aux lettres pleines, mouvements dans la maison, etc.) ou par tĂ©lĂ©phone.
Ils font aussi preuve dâoriginalitĂ© pour observer lâintĂ©rieur du domicile de leurs futures victimes, notamment en se faisant passer pour des dĂ©marcheurs : « Sâils semblent trop insistants, il faut nous appeler immĂ©diatement », souligne lâadjudant Cadario. Citant au passage un exemple de ruse rĂ©cent : une personne sâest prĂ©sentĂ©e pour un dĂ©marchage associatif et a prĂ©textĂ© vouloir rentrer pour remplir sa bouteille dâeau. Face Ă ces stratagĂšmes, les personnes ĂągĂ©es sont une nouvelle fois les plus vulnĂ©rables, dâoĂč lâappel Ă la vigilance des gendarmes.
Car sâils travaillent activement Ă la rĂ©solution de ces cambriolages et poursuivent leurs patrouilles, les bons rĂ©flexes de la population peuvent les aider Ă prĂ©venir les cambriolages ou Ă retrouver et interpeller leurs auteurs.